Comment réduire les gaspillages d'énergie
L'être humain est une machine qui a besoin d'énergie pour fonctionner : pour son
centre physique, pour avoir des émotions et pour penser.
Cette énergie lui vient :
- des aliments,
- de l'air qu'il respire,
- des impressions qu'il reçoit par ses sens.
Chacune de ces trois nourritures est indispensable : s'il lui en manque une
l'homme ne peut plus fonctionner.
Lors d'un processus alchimique, ces nourritures se transforment en trois types
d'énergie, une pour chaque centre :
- l'énergie physique pour le centre physique,
- l'énergie émotionnelle pour le centre émotionnel,
- l'énergie intellectuelle pour le centre intellectuel.
Avec toutes les nourritures dont nous disposons, nous devrions avoir largement
assez d'énergie, mais ce n'est pas le cas car nous les gaspillons de plusieurs façons
différentes :
- par des émotions négatives,
- en se laissant aller à des pensées inutiles ou des rêveries,
- en fonctionnant dans plusieurs centres en même temps, des émotions se lient aux
pensées par exemple, ou inversement, ou encore, pendant que nous travaillons
physiquement, nous nous laissons aller à des pensées mécaniques.
L'Homme en Chemin a besoin de plus d'énergie que l'Homme ordinaire car il
cherche à nourrir ses centres supérieurs. Pour obtenir cette énergie, il doit éviter les
gaspillages et faire consciemment le plus d'actes possible car les actes faits
consciemment produisent de l'énergie, alors que ceux fait inconsciemment en
gaspillent.
Il s’agit d’apprendre à dépenser moins d’énergie inutilement, dans chacun des
centres.
Nous gaspillons de l'énergie physique par l'ensemble des tensions et des gestes
inutiles.
Le remède consiste à apprendre à se détendre, à relâcher les muscles, ceux du
visage notamment, et se rappeler à soi pour éviter les gestes inutiles.
Pour gaspiller moins d'énergie intellectuelle, il est nécessaire d’apprendre à ne pas
laisser son esprit divaguer mais toujours décider volontairement de la direction de
nos pensées pour qu'elles aient un but. Ou encore réciter un mantra, une stance,
une prière, ou même une table de multiplication mais sans que cela devienne une
autre mécanique. Cette lutte contre les pensées mécaniques permet d'accroître notre
faculté d'attention et notre mémoire. On ne peut pas atteindre un niveau de
conscience plus élevé si l’énergie nécessaire se perd en restant mécanique au
niveau des actes et des pensées : à ces niveaux, il faut apprendre à agir
consciemment et volontairement.
Quant à l'énergie émotionnelle, elle est gaspillée dans les émotions négatives et la
focalisation émotionnelle sur un soucis. Là il serait plus juste d’appliquer sa pensée
pour tenter de résoudre le problème.
Par ailleurs ce gaspillage émotionnel correspond à une illusion car on s'attarde sur
les choses qui n'existent pas, qui n’existent plus, ou pas encore, et donc sur
lesquelles nous n'avons aucune emprise : nous ne sommes plus dans le présent. Il
est juste de préparer son futur en vivant le présent mais pas de penser le futur en
oubliant de présent.
La solution : revenir au présent, à ce qu'on touche, à ce qu'on fait,… et relativiser la
situation en se rappelant que tout passe.
Le travail sur le centre émotionnel inférieur est le plus important pour celui qui veut
évoluer et se connaître. Ce centre est le siège principalement de toute nos émotions
négatives, colères, envie, peur, impatience, tristesse, apitoiement sur soi, soucis, etc.
Dans un premier temps, l’observation permet de se rendre compte que ces émotions,
ou parfois ces états d’être, occupent une grande partie de nos journées. Un travail
important ensuite est celui de la non-manifestation extérieure de ces émotions
négatives.
L’étape suivante est celle de la réflexion, à un autre moment, qui permet de se
rendre compte qu’elles partent de quelque chose d’inférieur en nous, d’une partie de
nous qui est encore d’un niveau bas. C’est une petite partie en nous, mais nous ne
sommes pas que cela, il y a des parties plus nobles en nous, qui sont capables
d’autres attitudes. Cette réflexion permet alors, progressivement, une certaine
désidentification.
C’est un processus de libération, sans lequel il n’y a pas de place pour des émotions
supérieures, autrement dit pas assez d’énergie pour alimenter le centre émotionnel
supérieur. Le Travail sur les émotions négatives permet à des sentiments positifs de
s’introduire dans le centre émotionnel inférieur, à partir du centre émotionnel
supérieur. Viennent alors la joie, la paix intérieure, la bonté, l’espérance, etc. La vie
devient alors plus belle, plus riche.
Nous parlions d’énergie. Imaginons toute l’énergie négative de par le monde, peur,
haine, violence, qui entraînent les guerres. Tant que nous ne ferons pas la paix en
nous, il y aura des guerres de par le monde. Le seul contrepoids à toutes ces
guerres est l’énergie positive née du Travail intérieur individuel de tous ceux qui sont
sur un Chemin.
Cette purification du centre émotionnel inférieur est réellement indispensable, c’est
elle qui permet à l’homme de devenir ce qu’il y a de plus élevé en lui, de réaliser sa
véritable nature, sa destinée réelle, de devenir un Frère du Christ
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