Kundalini-Voyage autour du monde

dimanche 19 avril 2009

Forbidden city ( voir les photos )

Ce site monumental a plusieurs dénominations :
  • Son nom complet est la « Cité pourpre interdite » (traduction du chinois Zǐjìn Chéng, ), en référence à l'étoile nommée Zǐwēi Xīng (紫微星, la petite étoile violette) dans l'astronomie chinoise, c'est-à-dire l'étoile polaire de l'astronomie occidentale. En effet, comme le palais impérial se trouve au centre de Pékin et représentait le centre administratif de l'État, on lui donna un nom évoquant l'étoile qui est au centre de la rotation du firmament céleste.
  • Le nom le plus courant est « Cité interdite », qui vient du fait qu'en tant que résidence des empereurs chinois, de leurs familles et de ceux qui étaient à leur service, son accès était interdit au peuple.
  • En Chine actuellement, ce site est le plus souvent appelé Gùgōng (), ce qui signifie « l'ancien palais »[1].
  • Le musée qui est actuellement abrité dans ces murs est appelé « Musée du Palais ».

Description [modifier]


Plan de la Cité interdite. Les lettres en rouge sont utilisées pour localiser les principaux bâtiments.
- - - Ligne de séparation approximative entre entre les cours intérieures (au nord) et extérieures (au sud) .
A. Porte du Midi
B. Porte de la Prouesse Divine
C. Porte de la Gloire occidentale
D. Porte de la Gloire orientale
E. Tours d'angle
F. Porte de l'Harmonie Suprème
G. Salle de l'Harmonie Suprème
H. Salle de la Prouesse Militaire
J. Salle de la Gloire Littéraire
K. Trois places du du Sud
L. Palais de Pureté Céleste
M. Jardin impérial
N. Palais de la Nourriture de l'Esprit
O. Palais de la Longévité Tranquille

Depuis le début du quinzième siècle, le cœur de Pékin se trouve autour de la Cité interdite, aussi appelée Palais impérial des Ming et des Qing. Il s'agit du plus vaste complexe architectural de Chine : une véritable ville dans la Cité impériale, dans laquelle l'Empereur de Chine et son entourage étaient quasiment assignés à résidence, ne sortant de l'enceinte que dans de très rares occasions.
Elle couvre 72 ha dont 50 ha de jardins, qui s'étendent sur 960 m de long du nord au sud, et de 750 m de large de l'est à l'ouest, entourée d'une muraille de 10 m de haut, elle-même cernée d'une douve large de 52 mètres.
La cité compte selon la légende, 9 999 pièces (en réalité, 8704, d'après une enquête menée en 1973). Le chiffre de 9 999, s'explique par le fait que selon la traditon, seules leurs divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 pièces. Les hommes, de ce fait, essayaient ainsi de se rapprocher aussi près que possible de leur idéal de perfection. Le nombre 10 000 représente symboliquement « une infinité dénombrable » en Chine.

La construction de la Cité interdite a duré 14 ans et plus d'un million d'ouvriers réduits à l'esclavage y auraient travaillé. Entre 1420 et 1911, un total de 24 empereurs y ont résidé. Avant 1924, année où elle a été ouverte au public, personne d'autre que l'empereur et sa cour n'avait le droit de s'en approcher ni même de la regarder. Aujourd'hui, la Cité interdite est l'un des sites les plus visités en Chine.

L’architecture a divisé la Cité Interdite en deux parties :

  • La Cour extérieure (partie sud), constituait la partie officielle de la cité, où le souverain recevait ses ministres et présidait les grandes cérémonies officielles. Elle abrite notamment : la salle de l’Harmonie Suprême (Taihe), la salle de l’Harmonie Parfaite (Zhonghe) et la Salle de l’Harmonie Préservée (Baohe), ainsi que les bâtiments latéraux principaux, dont la salle de la Gloire Littéraire (Wenhua) et la Salle des Prouesses Militaires (Wuying).
    Elle est parcourue d'ouest en est par une rivière artificielle dénommée Jinshui He (c'est à dire : la « Rivière aux Eaux d'Or ») provennant d'une dérivation des douves et servant aussi bien de décoration que de réservoir d'eau en cas d'incendie. Son rôle à également pour but de servir de dernier rempart symbolique protégeant la Salle de l'Harmonie Suprême.
  • La cour intérieure (partie nord), formait la partie privée, et servait donc aussi bien de cabinet de travail à l’empereur, que d’appartements à la famille impériale et aux concubines. Elle comprend surtout le palais de la Pureté Céleste (Qianqing), la salle de l’Union (Jiaotai) et le palais de la Tranquillité Terrestre (Kunning), qui sont entourés respectivement par les « six Palais de l’Est » et les « Six Palais de l’Ouest ».

Environnement [modifier]

La Cité interdite est entourée des jardins impériaux. À l'ouest se trouve Zhongnanhai, un parc contenant deux lacs autour desquels se trouve le siège du Parti communiste chinois. Au nord-ouest se trouve le parc Behai, un parc très populaire contenant lui aussi un lac. Au nord se trouve le parc Jingshan appelé aussi la « Colline de Charbon », où s'est pendu le dernier empereur Ming.

Au sud de la Cité interdite s'étend l'immense place Tian'anmen, au centre de laquelle se trouve le mausolée de Mao Zedong.

Histoire [modifier]

Construction [modifier]

Le lieu où se trouve la cité interdite faisait partie de la cité impériale mongole Khanbalik depuis la dynastie Yuan. Quand la dynastie Ming lui succéda, Hongwu le premier empereur transféra la capitale à Nankin, en 1369, et ordonna que le palais mongol soit rasé. Son fils Zhu Di fut nommé Prince de Yan, et s’établit à Pékin. Un palais princier fut construit dans cette ville. En 1402, Zhu Di renversa son neveu Jianwen et devint empereur sous le nom de Yongle. La capitale retourna à Pékin.

La construction de la Cité Interdite commença en 1406, sur les plans d'architectes en chef comme : Cai Xin et d'un eunuque annamite Ruan An, assistés des ingénieurs en chef que furent Kuai Xiang et Lu Xiang. Les travaux durèrent 14 années en mobilisant environ 200 000 ouvriers. L’axe principal du nouveau palais est tracé à l’est de l’ancien palais des Yuan, dans l’intention de « tuer » l’ancien emplacement à l’ouest, selon les principes feng shui. De même, la terre issue de l’excavation des douves a été amassée au nord du palais pour créer une colline artificielle, la colline du parc Jingshan (surnommée la Colline de Charbon), protégeant le palais de la mauvaise influence du nord.

Dynastie Ming et Qing [modifier]

De son inauguration en 1420 à 1644, quand elle fut envahie par Li Zicheng qui menait la révolte paysanne, elle fut le siège de la dynastie Ming ; son dernier représentant l’empereur Chongzhen se pendit sur la colline Jingshan. La dynastie suivante, les Qing, s’établit également dans la Cité Interdite, rompant avec la tradition qui voulait qu’une nouvelle dynastie s’installe dans un nouveau palais. En 1860, durant la seconde guerre de l'opium, les forces franco-britanniques envahirent le palais et l’occupèrent jusqu'à la fin du conflit[réf. nécessaire]}.

Après avoir été la résidence de vingt-quatre empereurs – quatorze de la dynastie Ming et dix de la dynastie Qing – la Cité Interdite cessa d’être le centre politique de la Chine en 1912 après l’abdication de Puyi, le dernier empereur de Chine. Selon un arrangement conclus entre la maison impériale Qing et le gouvernement de la nouvelle République de Chine, Puyi était autorisé, et même de fait obligé, de vivre dans les murs de la Cité Interdite, lui et sa famille gardant l’usage de la « cour intérieure », tandis que la « cour extérieure » revenait aux autorités républicaines qui la transformèrent en musée à partir de 1914.

Après la révolution [modifier]

Puyi y résida jusqu’en 1924, quand Feng Yuxiang prit le contrôle de Pékin après son coup d’état. Dénonçant l’accord pris avec la maison impériale Qing, Feng expulsa Puyi. Ayant été le séjour des empereurs durant plus de cinq siècles, la Cité Interdite regorgeait de trésors inestimables et de pièces d’une grande rareté. Cette collection fut cataloguée et montrée au public au sein de musée.

Cependant, à la suite de l’invasion de la Chine par le Japon, la sécurité de ces trésors nationaux a été compromise, et ils furent évacués hors de la Cité Interdite. Après avoir été déplacés de place en place sur le territoire chinois pendant plusieurs années, Tchang Kaï-chek décida en 1947 de transférer à Taiwan un grand nombre de ces objets provenant de la Cité Interdite ainsi que du Musée National de Nankin. Ces trésors ont formé le cœur du Musée national du palais à Taipei. La nécessité de ce transfert fut très controversé durant cette période de guerre civile, mais aura peut-être permis de sauvegarder une partie du patrimoine national lors de la Révolution culturelle qui sera déclenchée en 1966.

C'est depuis le balcon surplombant Tian'anmen, la « porte de la Paix céleste », donnant accès tant à la Cité impériale qu'à la Cité interdite, que Mao Zedong a proclamé la République populaire de Chine le 1er octobre 1949.

La révolution culturelle [modifier]

Durant la campagne de « démolition » de la Bande des Quatre, le premier ministre Zhou Enlai eut vent que les gardes rouges avaient prévu d’entrer dans la Cité Interdite. Sachant comment les gardes rouges avaient agi dans d’autres monuments historiques, Zhou ordonna que les portes restent bouclées et fit garder le palais par la troupe. Cet épisode est un des moins connus de l’histoire récente de la Cité Interdite.

De nos jours [modifier]

La Cité Interdite a été profondément rénovée et les travaux continuent sans interruption. Les autorités ont veillé à préserver le palais d'une commercialisation trop voyante, limitant le commerce privé à la vente de souvenirs et la restauration légère dans des espaces ménagés à l'intérieur des bâtiments; l’enseigne Starbucks a pu s’y établir, déclenchant plus tard une controverse [2].

La Cité interdite a été inscrite au patrimoine mondial de l'humanité en 1987 par l'UNESCO. C'est aussi la plus grande collection de constructions en bois au monde.



Révolte des Boxers

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La Révolte des Boxers ou Révolte des Boxeurs (義和團起義, ou 义和团起义 en chinois simplifié) fut une révolte, initiée par une société secrète pratiquant la boxe chinoise, qui se déroula en Chine, entre 1899 et 1901.

Ce mouvement, initialement opposé à la fois aux réformes, aux étrangers, et à la dynastie mandchoue des Qing qui gouvernait alors la Chine, fut utilisé par l'impératrice Cixi contre les seuls étrangers, conduisant à partir du 20 juin 1900 au siège des légations étrangères présentes à Pékin. C'est l'épisode des « 55 jours de Pékin », qui se termina par la victoire des huit nations alliées contre la Chine (Empire austro-hongrois, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, Royaume-Uni et États-Unis d'Amérique).

Venant après la guerre sino-japonaise de 1894-1895, que la Chine avait perdue, cette nouvelle défaite est une étape supplémentaire dans le combat qui oppose conservatisme et réformisme dans la Chine du XIXe siècle, et qui se terminera par la chute de la dynastie Qing en 1912.

Un boxer durant la Révolte des Boxers

Sommaire

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Les causes [modifier]

  • L'arrivée des missionnaires : Les premiers Européens arrivent en Chine au début du XIXe siècle. C'étaient d'abord des missionnaires, convaincus du bien fondé de leurs missions, et essayant par milliers d'aider et de convertir la population. Le problème majeur était que la conversion d'un homme entraînait la mise au ban de la société des membres de sa famille non convertis (Propos tenu par le missionnaire Hudson Taylor).
    L'histoire commence avec Robert Morrison, qui s'était fait passer pour un membre de la compagnie des Indes, en 1807, suivi de quelques autres Britanniques, et de l'arrivée des Américains dans les ports ouverts à partir de 1830. Puis à partir de 1860, les missionnaires apportent la base de la médecine moderne, ainsi que des écoles, combattant ainsi le confucianisme. Vers 1900, on compte plus de 1 000 000 de convertis. Pour convertir les populations locales, les missionnaires adaptaient la Bible, en la traduisant en langue vernaculaire. Mais les imprécisions de ces traductions contribuaient à diffuser une doctrine confuse.
    Et surtout, le prosélytisme et les excès des missionnaires occidentaux implantés sur le territoire chinois provoquent des réactions d'hostilité. Les révoltes anti-occidentales se traduisirent par des attaques contre les missions étrangères, les « chrétiens du riz » (convertis pour manger), ainsi qu'à toutes les technologies importées d'occident (lignes de télégraphe et voies de chemin de fer), essentiellement dans le nord-est du pays, où les puissances européennes et japonaise avaient commencé à étendre leurs concessions.
  • Les exigences des grandes puissances commerciales : Les grandes nations commerçantes, telles que la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Russie, la France, puis les États-Unis, sont toutes désireuses d'ouvrir la Chine à leurs marchandises (opium compris, dans le cas de la Grande-Bretagne), et de se créer chacune sa « sphère d'influence », offrant un accès privilégié au territoire chinois. Ceci entraîna les deux « guerres de l'opium », menées par la Grande-Bretagne, et perdues par l'Empire obligé de céder des ports, des quartiers, comme à Shanghaï avec les concessions française, allemande, américaine et britannique[1].
    Tout ceci accélérait la crise sociale et économique de la Chine, et provoquant l'humiliation due à la prise de conscience par les élites de l'archaïsme militaire, économique, politique de la Chine.
  • La défaite de 1895 contre le Japon : Enfin, la défaite contre les Japonais en 1895, face à une petite nation asiatique perçue jusque là par les Chinois comme secondaire, se solda par le traité de Shimonoseki, aux termes duquel la Chine perdait les îles Pescadores, Taiwan, et la région de Port-Arthur, ainsi que sa suzeraineté sur la Corée ; à ces pertes territoriales s'ajoutaient de lourds dommages de guerre à payer au Japon[2]. Cette grave défaite ne fera donc que renforcer le sentiment de frustration et la xénophobie de la population chinoise.

Les origines du mouvement [modifier]

La dualité des courants de pensée modernistes en Chine [modifier]

Après la défaite contre le Japon, de nombreux intellectuels prennent conscience de l'absence d'une politique de modernisation adéquate qui aurait permis de lutter à armes égales contre le Japon. D'abord ce mouvement se développe dans les grands centres urbains, provoquant une division au sein des cercles intellectuels, puisque la gentry conservatrice se renforce en parallèle[réf. nécessaire].
La Chine voit alors s'opposer deux courants de pensée moderniste :
Le premier est anarchiste, révolutionnaire, rejetant la dynastie mandchoue, et n'adhérant pas à l'idéologie de Confucius. Le principal groupe est la Société pour la régénération de la Chine, animé par Sun Yatsen[réf. nécessaire].

Le deuxième courant, le plus important, est libéral, et souhaite s'associer au pouvoir pour appliquer un programme de modernisation. Son idéologie se base sur le syncrétisme intellectuel chinois-occident[réf. nécessaire]. Les membres étudient alors les textes confucéens légitimant leurs choix. Kang Youwei est le chef de file du groupe, avec l'aide de son disciple Liang Quichao, il permet au mouvement de s'étendre dans la sphère publique grâce aux nombreuses associations et au dynamisme des notables ayant de l'influence sur la population.

Les premiers effets de la modernisation se font sentir à partir de 1890, où les ports s'ouvrent de plus en plus, la bureaucratie commence à se spécialiser comme en Occident, et les lettrés du mouvement réformiste forment un système de références intellectuelles et idéologiques[réf. nécessaire]. D'ailleurs ces intellectuels arrivent à atteindre les sphères du pouvoir avec la bénédiction de l'empereur Guangxu, acceptant les propositions de Kang Youwei visant à réformer, à rénover l'armée, l'économie avec le capitalisme, l'éducation en envoyant des étudiants à l'étranger, la justice avec la création d'un code civil se différenciant de la coutume, à créer une constitution et une assemblée nationale de lettrés. Il s'agit des 100 jours de 1898[réf. nécessaire].

Mais les changements apportés par la modernisation engendreront aussi une réaction anti-réformiste, qui finira par l'emporter, favorisant ainsi l'expansion du mouvement des Boxers.

La naissance du mouvement des Boxers [modifier]

La Chine a une longue tradition de sociétés secrètes. L'histoire politique de l'empire du milieu est parsemée de révoltes. Lorsqu'une crise agricole ne pouvait être gérée rapidement, des révoltes paysannes éclataient, souvent encadrées par des sectes et autres groupes clandestins.
Le mouvement des Boxers, qui s'inscrit aussi dans la tradition des sociétés secrètes en Chine, est créé au début des années 1890 et semble sortir tout droit du passé de la Chine: il descend sans doute de la rébellion des Huit Trigrammes (pinyin : Bāguà), ayant eu lieu en 1813[réf. nécessaire], dû au désespoir de la masse paysanne touchée par la crise économique survenue après l'augmentation de la population.
Son nom de Boxers vient de ce que ses membres pratiquaient la boxe chinoise. Le nom officiel de la société était cependant la « milice de la justice et de la concorde » (pinyin : Yìhétuán), ou « poing de la justice et de la concorde ». (pinyin : Yìhéquán)[3].

Ce mouvement est composé de plusieurs groupes. Chaque groupe a une unité de base, le tan (aire sacrée), qui représente à la fois l'autel, le quartier général et le territoire sur lequel est exercée l'autorité. Ce groupe est mené par un chef, qui commande entre vingt-cinq et cent hommes. En ordre de bataille, les Boxeurs sont la plupart du temps en sous-groupes, de dix hommes environ. Il y règne une discipline très stricte, « obéissance totale au chef, interdiction d'accepter des cadeaux, de piller, de voler ou molester les simples gens, d'avoir des relations avec les femmes, de manger de la viande et de boire du thé ». [4]

La composition de ce mouvement est populaire, les membres de ce groupe étant essentiellement des ouvriers agricoles, mais au fur et à mesure s'ajoutent des bateliers, des porteurs, des artisans ruinés... Les Boxeurs proviennent presque uniquement de la classe basse de la société chinoise. Leur position dans leurs actions est donc plus radicale, par leur statut dans la société. De plus ce mouvement fait partie de ces sectes à caractère fortement xénophobe.

Ces milices furent initialement opposées à la dynastie impériale Qing, mais leur développement dut beaucoup aux excès des missionnaires. Les membres sont adeptes de rituels, les rendant selon la tradition invincibles aux balles. La société des boxeurs recrutait parmi les errants des campagnes, la plèbe urbaine, et les notables touchés par la pauvreté. Une grande partie des boxeurs, hostile au début à la dynastie Qing, la dynastie des Mandchous, s'y rallient ensuite du fait de leur xénophobie croissante, et soutiennent l'impératrice douairière Cixi, elle-même hostile aux étrangers.

Déroulement de la Révolte des Boxers [modifier]

Le début d'un conflit ouvert [modifier]

Une compagnie de Boxers à Tianjin

Le meurtre de deux missionnaires allemands en novembre 1897 amena la capture du port de Qingdao par l'Allemagne, un mouvement d'appropriation de concessions qui fut rapidement suivi par les Russes avec Lüshun (nommé aussi Port-Arthur), Français (avec Zhanjiang) et Britanniques (avec Weihai), poussant un peu plus les feux nationalistes et xénophobes parmi la population.

Les boxers sortirent de l'ombre en mars 1898, prêchant ouvertement dans les rues sous le slogan « Renversons les Qing, détruisons les étrangers ». La révolte peut aussi être la conséquence d'une haine anti-réformiste. En effet l'arrivée des européens est aussi marquée par la naissance d'une nouvelle intelligentsia et un profond bouleversement politique. Ainsi après la défaite contre le Japon, de nombreux intellectuels prennent conscience du fait que le pays n'a pu se doter d'une politique de modernisation adéquate face à la montée en puissance du Japon. D'abord ce mouvement se développe dans les grands centres urbains, provoquant une division au sein des cercles intellectuels, puisque la gentry conservatrice se renforce en parallèle[réf. nécessaire].

Après un dernier accrochage avec les troupes impériales en octobre 1899, l'activité des boxers se concentre contre les missionnaires et leurs convertis, considérés comme des agents à la solde des « diables étrangers ». Début juin, près de 450 hommes de troupes occidentaux pénètrent dans la capitale chinoise pour protéger les délégations étrangères. La révolte atteint son paroxysme : des insurgés (désormais soutenus par des éléments de l'armée et dont le slogan est changé en « Soutenons les Qing, détruisons les étrangers »)

La prise de contrôle par les anti-réformistes [modifier]

Le changements dus à la modernisation ont provoqué le mécontentement des anti-réformistes dirigés par Cixi. Celle-ci a organisé un coup d'État aidée par le chef des armées du nord Ronghu (homme de confiance de l'empereur). Elle fait ensuite interner son neveu, et organise une campagne d'épuration contraignant notamment Kang Youwei, dont le frère a été exécuté, à l'exil. En janvier 1900, elle impose un édit reconnaissant les sociétés secrètes. Pendant son séjour, le chef de file écrit le 'livre de la grande harmonie', une utopie présentant un monde où les barrières des races, des sexes seraient supprimées, et l'État géré par un aréopage de savants qui siègeraient sur une montagne et communiqueraient par téléphone[réf. nécessaire].

En janvier 1900, deux édits anti-sectes sanctionnent l'organisation défensive du peuple[réf. nécessaire], les Boxers finissent par se masser dans certaines provinces, pour détruire des lignes télégraphiques, des voies ferrées, ils mettent aussi à sac les églises catholiques, tuant des missionnaires et des religieuses, mais aussi des chinois convertis. Nous retrouvons ces violences dans la province du Shandong après la répression du gouverneur contre un rassemblement populaire.

Le siège des légations occidentales de Pékin [modifier]

Scène du meurtre du baron von Ketteler, qui marqua le début des « 55 jours de Pékin »

L'enchaînement des événements [modifier]

  • le 2 juin, l'hostilité de la population et des Boxers est telle que l'on est obligé de mettre en place un périmètre de sécurité autour des légations ;
  • le 10 juin 1900, le ministre japonais Sugiyama est assassiné ;
  • le 17 juin, les troupes impériales chinoises se joignent ouvertement aux Boxers pour attaquer les légations ;
  • le 20 juin 1900, l'assassinat du baron allemand von Ketteler cristallise l'ouverture du conflit ; le siège des légations commence.

L'atmosphère du siège [modifier]

L'atmosphère est très angoissante pour les assiégés, ils sont face à des milliers de Chinois haineux hurlant « chôchô, châchâ », signifiant qu'ils veulent les brûler et leur couper la tête. D'autant plus que les membres des légations connaissent le sort réservé aux prisonniers : nous pouvons prendre le triste exemple du professeur américain Hubert James, se faisant capturer sur le chemin pour rejoindre la légation britannique. Il est torturé pendant trois jours, décapité, et sa tête finit par être exposée sur l'une des portes de la cité. La faim est aussi source de crainte, puisqu'à la fin du siège, les réfugiés chinois se nourrissent de racines, de feuilles et de l'écorce des arbres. Pour les soldats, c'est la peur d'un débordement qui signifierait la fin, la peur du manque de munitions, la réputation des Boxers d'être invincibles aux balles ; par ailleurs, ils n'ont aucune nouvelle de la colonne du général Seymour, qui, lui-même en difficulté à Tianjin, ne se hâte pas, sur la foi de fausses informations selon lesquelles l'ensemble des légation aurait été massacré. Pour finir, la peur croît avec la chaleur, l'atmosphère lourde provoquée par l'humidité, l'odeur des cadavres, et la vision des nombreux incendies.

Le siège des légations de Pékin donne lieu à de multiples légendes. À Londres, on projette de faire célébrer, à la cathédrale Saint-Paul un service à la mémoire des assiégés, qui selon une dépêche provenant de Shanghai aurait tous été massacrés. De multiples dessins décrivaient des moments de lutte acharnée, alors qu'il n'en était rien sur le terrain.
En ce qui concerne la diffusion des évènements, la Gazette de Pékin » les retransmettait quotidiennement, mais les informations en étaient falsifiées.

Une action d'éclat [modifier]

En réalité, seul le courage a permis aux assiégés de tenir, pouvant aussi se montrer offensifs. Nous pouvons relater l'expédition héroïque de Matignon, médecin des légations de France[réf. nécessaire]. En effet le 15 juin, il décide d'aller sauver le père Addosio et ses fidèles, assiégés par les Boxers à l'église du Nan-T'ang. Pour cette expédition, il prépare un commando composé de douze hommes, Français et Italiens. Ils partent dans les rues désertes le matin, un premier assaut a lieu à l'hôpital près de l'église. Arrivés au boulevard de l'Église, ils sont encerclés par les Boxers et l'armée régulière, mais quelques coups de feu les font reculer, et le commando peut se dégager. Pendant ce temps les assiégés de l'église ont réussi à se réfugier dans des maisons. Le commando Matignon est ensuite accueilli par des signes de remerciement de la part des chrétiens chinois, et accueille environ 80 réfugiés, dont certains gravement blessés.

Alliance des huit nations [modifier]

Les signatures sur le Protocole mettant fin au conflit en 1901
  • Libération des légations : Le 20 juin 1900, le conflit entre la cour impériale et les puissances étrangères est ouvert, par l'assassinat du baron allemand von Ketteler. Dès le 10 juin cependant, un corps expéditionnaire avait été constitué, sous le commandement du vice-amiral britannique Lord Seymour, à la tête d'une petite armée de 2 100 hommes environ[5]. Face à une forte opposition, il est contraint de se replier sur Tianjin le 22 juin ; là, les Alliés résistent, sans avoir de sentiment d'urgence, car ils croient, sur de faux rapports, que tous les habitants des légations ont été massacrés. L'annonce par un messager de la survie de la colonnie, et de l'urgence à leur porter secours, constitue une forte surprise. Ce n'est que le 4 ou 5 août que les Alliés peuvent se remettre en marche avec l'armée de 20 000 hommes rassemblée en hâte pour aller secourir les légations assiégées. Formée pour moitié de troupes japonaises, elle comprenait des troupes issues de l'ensemble des huit nations alliées pour l'occasion[6], (Japon donc, mais aussi Allemagne, Autriche-Hongrie, États-Unis, France, Italie, Royaume-Uni, Russie), cette force importante permet à son commandant, le général britannique Sir Alfred Gaselee, de marcher sur Pékin. Il libère la ville le 14 août, non sans avoir dû livrer plusieurs batailles majeures aux forces chinoises : à Peitsang le 5 août, à Yang Tsun le 6 août, et enfin à Tungchow le 12 août. Les légations sont libérées après l'épisode dit des 55 jours de Pékin.
  • Massacres par les Occidentaux : Après la libération des légations, les militaires, les colons, aveuglés par la présence de corps mutilés, empaillés, de têtes placées en pyramide, et les innombrables cadavres de chinois chrétiens souillant les eaux des puits, et en état de décomposition dans les fossés, commettent les pires atrocités. Ils tuent les personnes accusées d'être Boxers par milliers, ils pillent, violent, et se font photographier sur le trône impérial.
    Un mois après la chute de la capitale impériale, l'effectif allié atteint les 100 000 hommes[réf. nécessaire], dont 15 000 français[réf. nécessaire] et 18 000 allemands[réf. nécessaire]. Le comte allemand Alfred von Waldersee prend la direction des opérations à la mi-octobre, et organisera plusieurs opérations de « nettoyage » dans la région au cours des mois suivants. D’octobre 1900 au printemps 1901, les troupes allemandes montent plusieurs dizaines d’expéditions punitives dans l’arrière-pays durant lesquelles une violence exemplaire et unique par son ampleur se déploie. Assassinats, viols, pillages, destructions de biens frappent sans discrimination de statut, de sexe ou d'âge. Cette terreur commanditée par l’empereur Guillaume II lui-même a pour but ouvertement revendiqué d’imposer le respect aux Chinois et de prévenir toute autre révolte.
  • Signature du Protocole de paix : Les conséquences de ce drame sur la Chine peuvent être présentées comme l'agonie d'un vieux monde. Toute la population a soutenu ce mouvement, et lorsque l'impératrice douairière fuit son refuge de la cité interdite, elle garde toujours la faveur populaire. En fait, elle fuit en s'habillant en paysanne [7], suivie de ses sujets dans trois chariots, en devant traverser la « porte de la victoire ". Elle se réfugie à Sianfu, la capitale du Shensi, le 28 octobre 1900. Le 1er février 1901, les autorités chinoises acceptent de dissoudre la Société des Boxers[8]. Sous la pression, l'impératrice Cixi décide de renoncer au trône, et les puissances étrangères proposent un protocole de paix humiliant, signé à Pékin le 7 septembre 1901[9].
    Les principales clauses prévoyaient : le paiement d'une indemnité de 67,5 millions de livres sterling sur 39 ans, deux « missions de repentance », l'une vers l'Allemagne suite au meurtre du baron von Ketteler, et l'autre vers le Japon suite au meurtre du ministre Sugiyama, l'exécution ou le bannissement d'un certain nombre de « responsables » chinois, l'interdiction d'importer des armes, la destruction des forts de Taku, l'expansion des légations, et l'occupation militaire d'un certain nombre de zones[10].

Chronologie de la Révolte des Boxers [modifier]

  • Novembre 1897 : Meurtres de deux missionnaires allemands, déclenchant l'occupation du port de Qindao par les Allemands.
  • Mars 1898 : Les Boxers manifestent dans les rues au cri de« Renversons les Qing, détruisons les étrangers », affirmant donc le caractère du mouvement « anti-Qing » à ses débuts.
  • Octobre 1899 : Accrochage entre les troupes Qing et les Boxers.
  • Janvier 1900 : L'impératrice Cixi demande de faire la différence entre les bons (ceux qui reconnaissent la dynastie) et les mauvais membres de la secte des Boxers, détournant ainsi l'hostilité des Boxers vers les seuls Occidentaux.
  • 19 mai : Stephen Pichon le ministre français en Chine est informé du commencement des émeutes. Le massacre des chrétiens a déjà commencé.
  • 31 mai : Une petite troupe de fusiliers marins du navire « Entrecasteaux » arrive à Pékin, et peut constater la montée de l'hostilité populaire.
  • 2 juin : Autour des légations se forment de faibles garnisons pour établir un périmètre de sécurité.
  • 7 juin : Les ministres des légations décident de se consulter et d'unir leurs forces, alors que les Boxers se réunissent par centaines en s'enivrant de slogans et de discours haineux contre les « diables étrangers ». Ils commencent la « chasse » aux chrétiens, obligés de se réunir dans la légation britannique, se trouvant au milieu de la mini cité.
  • 10 juin : L'impératrice licencie en masse les soldats de l'armée régulière pour qu'ils puissent se joindre aux Boxers. Les chinois provoquent désormais les européens en les insultant.
    Le ministre japonais Sugiyama se fait massacrer par la population en voulant accueillir un convoi officiel. Les négociations avec le ministère des affaires étrangères chinois sont désormais impossibles, surtout après la nomination de l'ultra-conservateur Touan, personnage ne croyant qu'en la bravoure et soutenu par les Boxers.
  • 17 juin : Déjà attaqués par les Boxers, les soldats européens sont désormais attaqués par les militaires de l'armée régulière chinoise.
  • 20 juin : Le baron von Ketteler est assassiné (par un soldat Qing, et non par un Boxer[11]) en voulant apporter un message à la Cité Interdite. Le siège des légations commence alors, marquant le début des « 55 jours de Pékin ».
  • 21 juin: Désormais, c'est la guerre, les ministres européens donnent l'ordre de tirer sur tout ce qui bouge.
  • 22 juin : Pour plus de cohérence dans la défense le ministre britannique McDonald est nommé commandant en chef de la défense des légations. Un groupe de marins français est désigné pour défendre les premières lignes des légations.
  • Fin Juin : Meurtre des missionnaires du journal « BMS ».
  • 2 juillet 1900 : Pékin subit une pluie torrentielle.
  • 14 juillet : Le ministre des affaires étrangères chinois envoie un ultimatum aux ministres européens, leur demandant de partir. C'est un refus catégorique car la situation est beaucoup trop dangereuse.
  • 17 juillet : Trêve entre les militaires des puissances occidentales et l'armée régulière chinoise. Les Boxers attaquent toujours.
  • 20 juillet: Journée la plus calme du siège, presqu'aucun coup de feu n'est tiré.
  • 28 juillet: La trêve est rompue entre les européens et les réguliers.
  • 11 août: Les membres des légations aperçoivent des chinois réguliers fuyant à l'arrivée des troupes de libération.
  • 13 août : McDonald écrit une lettre de menace au gouvernement chinois dans laquelle il affirme que les responsables seront punis sévèrement, Annonçant déjà les futurs massacres perpétrés après la libération par les armées alliées.
  • 14 août : En pleine nuit, les assiégés sont réveillés et peuvent apercevoir les lumières des canons attaquant la muraille de la ville. Au bout de 55 jours, c'est la fin du siège des légations.
  • 7 septembre 1901 : Signature du traité de paix mettant fin au conflit.

Conséquences [modifier]

Le bilan humain [modifier]

Près de 30 000 Chinois chrétiens furent assassinés ; la révolte des Boxers a coûté aussi la vie à 64 militaires sur 461, et a fait 133 blessés, soit en tout 43 % d'hommes mis hors de combat[réf. nécessaire]. Les civils perdent 16 des leurs et comptent un nombre de 28 blessés. La colonne Seymour a perdu 70 hommes sur 2 084[réf. nécessaire]. Des milliers de Boxers furent décapités. L'empire sortit du conflit à genoux, humilié et mis de facto sous tutelle étrangère (les postes étaient par exemple placées sous le contrôle de fonctionnaires français, les douanes sous celui des britanniques). Cette défaite contribuera à renforcer le sentiment pro-républicain au sein de la population, qui aboutira dix ans plus tard à la chute de la dynastie Qing et à la proclamation de la République de Chine.

L'impératrice retourne dans sa capitale le 3 janvier 1902. Il faut aussi préciser que l'impératrice ouvre la voie à de nombreuses réformes pour « restaurer la puissance de notre pays », mais qualifie de traître le réformiste Kang Youwei.

Les réformes [modifier]

La société chinoise, face au défi représenté par les puissances étrangères, se dirige tout droit vers sa future révolution. Même si le pays reste occupé et devra payer des réparations jusqu'au début des années 1930, même si la Russie va augmenter son emprise sur les territoires du nord-est mandchou, jusqu'à la Guerre russo-japonaise de 1905, la révolte des Boxers marque malgré tout la victoire du modernisme contre le conservatisme représenté par les Boxers, et par le pouvoir impérial.

Très vite, quelques évolutions fondamentales se dessinent, en particulier dans le domaine de l'éducation et de l'armée[12] :

  • après 1900, certains traits de la société conservatrice sont supprimés, comme le bandage des pieds.
  • en 1901, le système éducatif permet l'admission des filles ;
  • à la même date, l'étude des classiques confucéens est remplacée par celle des mathématiques occidentales, de la science, de la mécanique et de la géographie ;
  • en 1905, le système des examens pour l'entrée dans la fonction publique (fondé sur la connaissance des classiques confucéens) est purement et simplement abandonné ;
  • la Chine commence à envoyer sa jeunesse en Europe et au Japon pour étudier les sciences nouvelles, telles que l'économie, et des modes de pensée nouveaux, comme le Marxisme, se frayent leur chemin en Chine ;
  • l'armée est réorganisée sous la houlette de Yuan Shikai (1859 - 1916), qui adopte les modèles d'organisation occidental et japonais ; l'armée se professionnalise, et un nouveau corps d'officiers est créé sur le principe très nouveau de la loyauté à son commandant, et non plus au lointain Empereur ;
  • en 1906, les bases d'une nouvelle armée sont ainsi jetées : dotée d'armes modernes, elle comptera quelques années plus tard 36 divisions et plus de 450 000 membres.
  • en 1909, les Assemblées provinciales (une réforme proposée initiallement par Kang Yuwei) furent mises en place (l'année même où Puyi, le dernier empereur, monte sur le trône);
  • en 1910, une Assemblée consultative nationale, démocratiquement élue, est établie. Elle se révèle bien souvent être en désaccord avec le gouvernement impérial.

L'étape suivante sera le soulèvement de Wuchang 1911 dans le Hubei, qui évoluera pour mener à la République de Chine, et à l'abolition du gouvernement impérial de la dynastie Qing en janvier 1912.

La Révolte des Boxers dans la culture populaire [modifier]

La révolte des Boxers a servi de base au scénario au film Les 55 Jours de Pékin de Andrew Marton, Guy Green, Nicholas Ray, et produit en 1963, avec Charlton Heston, David Niven, et Ava Gardner. Compte tenu des contraintes de tournage de l'époque, les épisodes mettant en scène l'impératrice douairière Cixi n'ont pas été tournés dans la Cité Interdite, mais dans le Temple du Ciel. Pour les besoins du scénario, le film prend un certain nombre d'autres libertés avec la réalité historique.

Notes et références [modifier]

  1. Les puissances occidentales y affirmaient un droit d'« extra-territorialité », selon lequel ils n'étaient soumis qu'à la loi de leur pays, et non à celle de la Chine.
  2. Le montant de ces dommages de guerre a été évalué à 21 millions de dollars (de l'époque), soit un tiers environ du budget annuel de l'État Qing
  3. Origine du nom de « Boxer » [archive]
  4. Yan Yan 2007, p.105
  5. Effectifs de la « colonne Seymour » [archive]
  6. Les forces des alliés étaient les suivantes : Japon : 9000 hommes, États-Unis : 2200, France : 1230, Grande-Bretagne : 2900, Russie : 2900, Allemagne, Italie et Autriche : présents, mais en plus petits nombres
  7. Mémoires d'un eunuque dans la Cité Interdite, Dan Shi, éditions Picquier Poche, page152
  8. Dissolution de la Société des Boxers [archive]
  9. Signature du protocole de paix [archive]
  10. Clauses du Protocole de paix mettant fin à la Révolte des Boxers [archive]
  11. Lien sur la mort du baron von Ketteler aux mains d'un soldat de l'armée impériale Qing [archive]
  12. Réformes entreprises après la Révolte des Boxers [archive]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Jean Mabire : L'Été rouge de Pékin, La révolte des Boxeurs récit, édition du Rocher, Paris, 2006.
  • John K. Fairbank : La Grande Révolution chinoise, 1800-1989, édition Champ Flammarion, 1986.
  • Alain Roux : La Chine au XXe siècle, édition Campus, Histoire.
  • Sous la direction de Marie-Claire Bergire, Lucien Bianco, et Jürgen Domes : La Chine au XXe siècle, d'une révolution à l'autre, 1895-1949, édition Fayard.
  • Jacques Weber, La France en Chine (1843-1943), numéro XXIV d’Enquêtes et Documents, Ouest-Éditions, juin 1997.
  • Diana Preston : The Boxer Rebellion. Berkley Publishing Group (2001), 464 pages.

publié par Julien à